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#11 Et si les villes et l’immobilier post-covid attiraient avec leurs go-to-market web2/web3 ?

Comment à l'instar du luxe et de l'immobilier, les nouveaux pouvoirs de choisir des ruptures du covid impactent en profondeur les bénéfices d'agglomération des villes post-covid. Comment, dans cette lettre et la suivante, les élus vont concevoir à leur tour des go-to-market inédits web2/web3.
#11 Et si les villes et l’immobilier post-covid attiraient avec leurs go-to-market web2/web3 ?

Bonjour je suis David Jamet, l'auteur de cette newsletter Et si... et le fondateur de l'agence d'innovation 4hab.fr. Nous étudions comment le covid accélère les ruptures techno-sociétales de notre travail et de notre vie à distance. Les mutations de consommation du covid obligent les entreprises à repenser leur attractivité (aimant) et leur relation client, leurs go-to-market post-covid. Cette newsletter et nos webinaires Et si... explorent le futur du travail et des technologies (le web2 actuel et le web3 de la crypto naissante, voir notre guide) et conséquemment des go-to-market web2/web3 des entreprises (GIF) en les questionnant: et si...?

Dans cette incertitude généralisée, les 2 go-to-market web2/web3 doivent évoluer en profondeur pour attirer les clients et surtout les retenir (revenus récurrents). Cette valeur exponentielle ainsi créée repose sur des effets de réseaux et des expériences supérieures (intangibles, ie 100% logicielles) proposées aux clients. Avec Et si...#9, nous avons exploré comment le luxe et le logiciel convolaient via nos 2 go-to-market web2/web3. Avec Et si...#10, nous avons développé pourquoi l'immobilier post-covid, en réinventant ses go-to-market, va créer une valeur bien plus importante avec ses actifs intangibles qu'avec ses actifs tangibles (résidences ou bureaux en bois ou en béton selon les goûts). Nous avons dévoilé pourquoi l'immobilier d'hospitalité (chaînes d'hôtel, AirbnB, WeWork), forcé de réinventer chaque jour ses expériences digitales, a toujours été et restera la tête chercheuse, l'aiguillon de tout l'immobilier; Cet aiguillon digital nourrit cette lettre sur l'urbanisme, les villes et l'immobilier post-covid. Pour ce faire, voici le tableau de nos 4 webinaires Et si... et des fondamentaux que nous affutons au fil de nos réflexions, de vos réactions et de l'actualité:

Songez à Paris qui avec le covid a vu ses bénéfices d'agglomération diminuer. Nous allons explorer en plusieurs newsletters la nouvelle concurrence qui s'organise entre les villes et par conséquent leur nécessité de repenser ces bénéfices et leurs 2 go-to-market web2/web3 post-covid... les villes ne sont pas mortes, bien au contraire ! Aujourd'hui nous commençons avec la renaissance de l'économie de la création dans une guerre pour attirer les talents. La radicalité et la défiance, notamment des talents, vis-à-vis des institutions augmentent et s'installent à long terme.

Retour sur quelques fondamentaux post-covid

Nous allons approfondir ces fondamentaux tels qu'il figurent dans le cartouche au pied du tableau de nos 4 webinaires Et si..., essentiellement ceux des 2 premières lignes.

Renaissances: l'histoire ne se répète pas mais elle se fait écho

Voyageons dans 2 renaissances de la création, celle du covid et celle de Florence (une ville !) au 15ème siècle: elles éclairent les fondamentaux et la dynamique de l'extraordinaire rebond de l'économie de la création post-covid et de la guerre des talents qu'elle déclenche.

Observons les échos retentissants entre 2 pandémies, 2 essors de la création, 4 ruptures technologiques et 2 défiances séculaires envers les institutions. Le 15ème siècle a vu la renaissance des créateurs et une défiance durable vis à vis des institutions captatrices de l'époque, notamment féodales et catholiques. Ce fut le fruit d'une séquence marquée par la peste noire, ses pénuries de main-d’œuvre, les nouveaux pouvoirs de choisir de paysans devenus libres et l'essor associé du commerce; et marquée par 2 ruptures technologiques majeures: l'une connue, l'imprimerie de Gutemberg qui fait écho au web2 actuel et l'autre moins connue mais déterminante pour l'essor du commerce, la généralisation du registre comptable à double entrée qui fit la fortune des très grands marchands. Il fait bruyamment écho au web3 (crypto) qui lui repose sur les blockchains, des registres comptables infalsifiables historisant tous les échanges de crypto actifs.

Fort de cette analogie historique, nous anticipons avec le covid une renaissance de long terme de l’économie de la création et une guerre des talents sans précédent pour s'attirer les meilleurs binômes créateur-développeur qui sachent combiner nos 2 go-to-market web2/web3. Ils concevront pour l'immobilier des expériences d'hospitalité supérieures (résidentielles, sociales et collaboratives) telles que nous les avons détaillées dans la newsletter Et si...#10. Ils concevront pour les villes des bénéfices digitaux d'agglomération web2/web3 en terme d'habitat, de mobilité et d'infrastructures.

Pour les villes, sur le web3 et la blockchain Ethereum, ces développeurs réalisent aujourd'hui des applications Décentralisées de gouvernance plus démocratique et de fiscalité urbaine plus personnalisée (des web3 Dapps, lisez notre prochaine newsletter Et si...#12). Dans nos formations à la crypto (tableau), nous montrons qu'elles ont déjà un impact sur la gouvernance et la fiscalité des villes. C'est ainsi que les maires les plus en pointe sur la crypto, ceux de New York et de Miami, Brian Adams récemment élu et Francis Suarez, se livrent une saine concurrence: ils veulent que la crypto soit enseignée dans les écoles pour y former les développeurs de demain; Brian Adams publie que ses 3 premiers salaires seront en Bitcoin et Francis Suarez incite tous les résidents de Miami à ouvrir un portefeuille crypto, dividende Bitcoin à la clef. New York, Miami et leurs maires préfigurent la rivalité accrue des villes post-covid. Pour attirer, elles repensent leur go-to-market post covid web2/web3 ! C'est ce à quoi nous vous formons dans nos 4 webinaires Et si...

Radicalité et défiance

Dans notre monde d'incertitude, la radicalité montante de certains individus (songez aux médias sociaux) et la défiance de long terme vis-à vis des institutions s'installent et pour longtemps: elles sont structurelles et nous les retenons parmi les fondamentaux post-covid.

Aux USA où 4,3 millions de salariés ont choisi de démissionner en août dernier, cette radicalité a un nom, The Great Resignation (la grande démission) et nous en avons analysé ses leçons dans Et si...#8. Parmi celles-ci, la corrélation est établie entre le profil des démissionnaires et celui des plus actifs dans la crypto économie; constatons qu'à l'évidence les maires de New York et de Miami l'ont compris et veulent les attirer !

Nous pourrions parler de la défiance évidente envers les institutions captatrices et autres intermédiaires, notamment les banques, cibles de la crypto. Mais nous choisissons une version positive de cette défiance non moins stucturelle: la polyactivité choisie.

Venons-en au salariat des grandes entreprises: avec nos 4 ruptures techno-sociétales nous aurons tous plus de pouvoirs de choisir nos expériences de travail et de vie, bien plus que nous n'en avons jamais eus. Lisez notre récit Et si...#2 qui détaille ce transfert de pouvoir irréversible des contrats de travail post-covid. Ces pouvoirs de choisir nos lieux, notre management et nos outils-App ont filé à bas bruit des entreprises vers des millions de salariés. Gageons qu'ils ne voudront plus les lâcher avec les nouveaux rapports de force du marché du travail à distance.

Nos 4 ruptures du covid installent une incertitude et une défiance structurelles et permanentes. Ces pouvoirs sont une énergie positive que nos binômes de créateurs-développeurs sauront capter, eux si sensibles à l'air du temps et à l'art de vivre que les villes leur proposeront demain. Nous voudrons choisir nos lieux de travail, notre polyactivité (une forme de défiance vis à vis des contrats CDI), notre créativité, nos villes, nos mobilités et notre bien-être.

Les lieux devenant progressivement indifférents avec de meilleurs outils de travail à distance asynchrones, le travail à distance sera contagieux par un effet de réseau de personne à personne: le bon vieux bouche à oreille ! Le corolaire sociétal inéluctable sera une polyactivité choisie selon les formes de création auxquelles nous nous formerons plus rapidement et fréquemment dans nos vies plus longues: elle aussi sera puissamment contagieuse. Plus les entreprises seront fragilisées par les disruptions incessantes du monde d'incertitude post-covid, plus la polyactivité choisie et épanouissante, dans les villes choisies, sera vitale et va se propager. Qui voudra demain prendre le risque de mettre sa vie entière et son destin dans les mains d'une seule entreprise alors qu'elles seront toutes à la merci de disruptions et que certaines formes de management par subordination deviendront obsolètes ? Quand à notre seconde rupture (choix des villes), nos lieux devenant indifférents, qui voudrait se limiter sa vie entière à une seule ville alors qu'elles vanteront des bénéfices d'agglomération tangibles et intangibles (climat, environnement, équipement, mobilité...) toujours plus différents ?

Changement de paradigme des villes post-covid

Avec le covid, voici le plus profond des changement de paradigme des villes depuis la sédentarité et ses agglomérations: nous anticipons que les villes devront repenser leur attractivité, leurs bénéfices d'agglomération, en un mot leur go-to-market... Pourquoi ? Demain, les foyers de citoyens-électeurs-travailleurs-consommateurs pourront toujours plus choisir d'implanter où ils veulent leurs résidences totalement transformées par leur télétravail et leur désirs de bien-être (vitalité, fitness, divertissement et jeux) à distance. Pour la première fois depuis la naissance des premières villes, ils peuvent choisir les plus attractives d'entre elles indépendamment des emplois qu'elles procurent.

Dans notre prochaine newsletter Et si...#12, nous verrons comment ce changement de paradigme impose aux villes de repenser leurs bénéfices digitaux d'agglomération, et ce faisant leurs go-to-market web2/web3. Avec le passé (19ème siècle) et le futur de l'immobilier d'hospitalité, nous dévoilerons la tête chercheuse, l'aiguillon de ces go-to-market. Nous verrons avec quelles techniques disruptives les ogres des actifs intangibles, Airbnb et Wework, dévorent depuis 10 ans notre immobilier d'hospitalité et nos villes avec. Et comment notre go-to-market web3 s'invite déjà dans des gouvernances plus démocratiques et des fiscalités plus décentralisées des villes en pointe.

Cette newsletter Et si…#11 vous a plu ? Voulez-vous changer le futur en le questionnant chaque mardi ? Alors merci de la partager avec vos connaissances, ils changeront aussi leur futur en s’abonnant ici sur 4hab.fr !

David Jamet / david.jamet@4hab.fr / Fondateur 4hab.fr Agence d'innovation